Littéralement « manger dans les warungs » (et oui, en indonésien, pour marquer le pluriel il suffit de répéter 2 fois un mot)
Un warung, c’est un stand de nourriture, un petit restaurant de rue que l’on trouve partout et où l’on peut manger des plats basiques pour presque rien. Les Indonésiens y mange très souvent, car quand je dis presque « pour presque rien », il faut comprendre « pour moins cher que cuisiner soit même ».
Quand les warungs se trouvent au bord de la mer, ça devient un vrai régal dans la mesure où le choix de poisson ou de fruits de mer frais est absolument incroyable, et ne coûte pas beaucoup plus cher. En revanche, dès qu’on s’éloigne de la mer (et donc à Jogjakarta), oubliez le poisson : ici les poissons d’eau douces proposés par les warungs vivent la plupart du temps dans les fosses septiques !
Ces photos ont été prises dans 2 endroits différents : à côté d’une plage au sud de Java et une dans une île au nord de Java.
Comme il fait nuit à 18h toute l’année, le dîner se mange pratiquement toujours de nuit. Attention aux moustiques !
Il suffit de choisir le poisson qu’on veut manger, le warung s’occupe de le faire griller, et hop, c’est servi !Boire une noix de coco est aussi courant que manger du poisson au bord de la mer. Les noix de coco sont ouvertes à la machette.
Ces crabes grillés sont l’équivalent de nos chips, de quoi grignoter en cas de petit creux !
Les menus des warungs sont assez peu variés, et les prix à peu près toujours les mêmes. Ici, à la carte : poisson, crevette, calamar, et bien sûr les incontournables riz et nouilles frites !
Le haut plateau de Dieng (environ 2000m d’altitude), au nord de Jogjakarta, offre des paysages à couper le souffle (lever de soleil sur les volcans, lac de souffre, etc.), mais une recherche google image vous en offrira sûrement des meilleurs panoramas que mes photos.
Je vous propose à la place des photos de villages de cette région, dans un cadre de champs de patates douces en terrasse (et non, ce n’est pas des rizières !) plutôt sympa.
Enfants dans la cour d’une école. Remarquez que leur chemise marron est en réalité un uniforme scout, l’uniforme scolaire du samedi ici !
Les groupes de musique improvisés sont très courants en Indonésie !Stands de nourriture et de souvenirs. Remarquez au centre l’indication « Toilet-Musshola » (toilettes-mosquée, où plutôt salle de prière), sûrement l’inscription la plus courante en Indonésie !
Les temples les plus connus à proximité de Jogjakarta sont l’ensemble bouddhiste de Borobudur et l’ensemble hindou de Prambanan. Cependant on trouve à proximité de la ville de très nombreux temples, moins connus et parfois tout aussi beau, et accessoirement dont le tarif d’entrée est 30 fois moins élevé.
Voici quelques photos du temple hindou Candi Plaosan (candi veut dire temple en indonésien), construit au IXème siècle.
Le gardien géant du temple.
L’encastrement des pierres est parfois surprenant !Le temple a été gravement abîmé par des tremblements de terres successifs au cours des siècles ainsi que des pillages, autant par les néerlandais que les locaux.Les pierres conservent la fraîcheur, véritable Graal dans un pays où il fait en moyenne 30° à l’ombre.Méditation bouddhiste dans un temple hindou, je ne vois pas le problème !
L’Aïd al-Adha, fête musulmane célébrant le sacrifice d’Ibrahim par des sacrifices de moutons et de taureaux, a eu lieu dimanche 5 octobre. Ces photos sont prises dans la cour de la mosquée se trouvant au coin de ma rue.
Ne laissez pas les photos quelques peu sanglantes vous faire croire qu’il s’agit d’une tradition brutale et cruelle : il s’agit d’une véritable fête à laquelle hommes, femmes et enfants prennent part avec joie, et ce dans une organisation dont l’administration de mon université sur place pourrait être jalouse. Les animaux sont tués dans un souci d’abréger un maximum leurs souffrances.
Les photos ne prennent tout leur sens que si on imagine comme contexte « Allah wakbar » chanté en boucle au micro toute la journée et des Indonésiens souriants autour de nous nous invitant à prendre des photos en tenant la pose et nous offrant du thé et des petits gâteaux.
Je dois d’ailleurs dire que l’accueil chaleureux que nous avons reçu, dans une fête religieuse où il aurait été totalement compréhensible que nous ne soyons pas les bienvenus, est sûrement ce qui m’aura le plus marqué de cette journée.
Âmes sensibles s’abstenir.
Contrôler un taureau de plus d’une tonne qui n’a aucune envie d’aller à l’abattoir n’est pas toujours chose facile.C’est plus facile quand il s’agit d’un mouton !Les sacrifices sont un spectacle pour les enfants.Les Indonésiens sont les premiers à prendre des photos !Juste après l’abattage, le dépeçage commence. Remarquez que le plastique utilisé pour couvrir le sol est en fait constitué de banderoles publicitaires.Les conditions d’hygiènes sont parfois plus que douteuses …Après avoir dépecé les animaux, il faut trier la viande, dont un tiers sera donnée aux pauvres.
Pour avoir une idée du littoral sud de l’île de Java (c’est à dire des plages les plus proches de chez moi), oubliez tous vos clichés de plages de sables blanc et d’île paradisiaque. Imaginez plutôt une mer agitée et visiblement dangereuse, des falaises, des plages remplies d’algues et de rochers. En effet du fait de l’activité volcanique ayant creusé le sol sous-marins, les courants sont extrêmement dangereux et interdisent la baignade sur la plupart des plages. Et quand bien même un bassin rocheux ou une baie protège les baigneurs, oubliez les bikinis : ici, pudeur islamique oblige, on se baigne habillé !
Les paysages n’en sont pas moins magnifiques, et les Indonésiens (dont nombreux sont ceux qui ne savent pas nager) savent en profiter à leur façon.
Seul, en famille ou entre amis, admirer la puissance des vagues est une activité absolument fascinante.
Des bassins rocheux permettent aux enfants de découvrir les plaisirs de l’eau en toute sécurité.
Jalan Malioboro, c’est la grande artère commerçante de Jogjakarta. C’est aussi l’endroit le plus touristique de la ville, où des amis étudiants à Jakarta de passage pour le week-end m’ont dit « ne pas avoir vu autant de blancs depuis qu’ils sont arrivés en Indonésie ».
Malioboro c’est là où on vient faire son shopping, c’est là où on se fait héler par des vendeurs ou chauffeurs un peu insistants, c’est un des rares endroits en ville où les cafés servent de la bière, c’est là où on vient dîner (au menu, pigeon grillé !) sur des nattes en écoutant des concerts de rue, c’est là où on sort …
Entrevue de Malioboro, à la tombée de la nuit. 18h.
La moto est un moyen de transport indispensable en Indonésie, où il fait bien vite oublier la notion de transport public !18h, les néons s’allument et les chauffeurs de becak nous hèlent dans l’espoir d’une course.Le becak, sorte de taxi-vélo (bien qu’un moteur soit parfois greffé à côté des pédales !) à deux place, est un moyen de transport populaire, notamment pour les touristes qui n’ont pas de moto et ne veulent pas payer le taxi. Il faut négocier le tarif à l’avance.Les calèches ne sont présente uniquement que sur Malioboro, et restent une attraction touristique plus qu’un moyen de transport.Malioboro est le centre du shopping du batik, tissu à motif traditionnel qui est porté par de nombreux Indonésiens à Jogjakarta.