Le KKN, c’est quoi ? Un service communautaire obligatoire pour les étudiants indonésiens et organisé par le gouvernement indonésien. J’ai réussi à m’y glisser pour 2 mois, en avril et mai.
J’ai donc vécu dans un petit village, hébergé par une famille javanaise, partageant jusqu’à mon lit avec les autres étudiants de ce service communautaire. Quelques photos (photographes variés, comme pour tous les autres articles sur le KKN !) du cadre de vie !
Le groupe d’étudiant avec qui j’ai vécu pendant 2 moisLa salle commune, où le seul garçon du groupe dort aussi.Une tête de poulet pour bien commencer la journée ?La mère de notre famille, trouvant au petit matin un poisson mort d’une raison inconnue dans le bassin d’une propreté très douteuse, décide tout naturellement de le cuisiner !
Vendeur de nourriture ambulantL’Indonésie, ou le royaume de l’emballage individuel.Affiche anti-corruption
La question qu’on m’aura sûrement le plus posé ! Ba, la sieste. Allez, en vrai, petite réponse en image.
Divers cours dans les écoles. Dans mon cas, sensibilisation aux gestes d’urgence en cas de tremblement de terre ou d’éruption, mais d’autres font aussi des préventions sanitaires, nutritionnelles, etc.Apprendre aux enfants à se laver les mains !Exercice physique des enfants dans la cour !Cours d’anglais dans la mosquée pour les enfants du village ! Bon, les cours se limitaient souvent au apprentissage de noms puis séance dessin des mots.
Vu que notre maison était au milieu des champs de salak (le fruit du serpent), nous avons tenté de cuisiner des pâtes de fruit avec … dans la cuisine rudimentaire.Et on a du se battre pour que ça ne s’appelle pas Jelly SalakLes pâtes de fruit nous ont même menées au concours « culinaire » du village !Home-visit Visite des maisons du village pour vérifier les conditions sanitaires Sûrement la famille la plus pauvre que j’ai vuLa première semaine, nous avons offert des pousses d’aubergine à tout le village ! Une façon comme une autre de se faire accepter par les villageois après tout !
Une des occupations favorites des Indonésiens, c’est les réunions. Sur tout et n’importe quoi : la gestion de l’étable communautaire, la meilleure façon de fabriquer de l’engrais organique ou bien la couture de décoration de voile …
Les constantes : il faut serrer beaucoup de mains, ça dure longtemps, je comprends pas grand chose, il faut boire du thé très très sucré et s’asseoir en tailleur (non non non interdiction d’allonger les jambes ou de relever les genoux jeune malotru).
Cigarettes au clou de girofle
Distribution de théRéunions des femmesEt qui dit femmes, dit enfants !
A l’occasion d’une réunion à la mosquée, j’ai essayé le voile ! Et ba, ça tient CHAUD.Ah, et il faut offrir de quoi grigotter aussi pour les réunions. D’où cette charmante session d’emballage de jelly.
Un des derniers jours du service civique, nous avons organisé une « marche de santé » avec mon groupe. C’est à dire qu’on invitait tout le village à venir marcher 2 ou 3 km (c’est considéré comme un grand effort sportif ici …), puis des jeux étaient organisés avec une remise de prix genre tomobola. Les prix : des tupperwares !
L’activité principale de la fête du village consiste à … marcher autour du village à 7h du matin. Oui oui.Foot en sarong, une sorte de jupe longue (et mixte) traditionnelle. Et ba c’est super dur !
Jeux pour les enfantsTout le monde se rassemble pour la remise des cadeaux
Alors, faisons vite : la religion majoritaire en Indonésie est l’Islam (environ 80% de la population), mais on trouve également de nombreux hindous, bouddhistes, catholiques, protestants, confucéistes, ainsi que des religions animistes traditionnelles. L’Etat reconnaît toutes les religions monothéistes (au sens large du terme, l’hindouisme avec ses millions de dieux est reconnu au nom d’un absolu supérieur), mais ne reconnaît pas l’athéisme.
La conception de la religion est absolument opposée à la laïcité à la française : la religion se vit dans l’espace public qui s’adapte donc pour faciliter la vie des pratiquants (par exemple les salles de prières sont omniprésentes, pour permettre aux musulmans d’accomplir leurs prières à l’heure où qu’ils soient). Il est considéré comme anormal de ne pas connaître la religion d’une personne. La cohabitation religieuse est donc nécessaire et visible dans la vie de tous les jours.
Voici quelques photos des principaux lieux de culte à Jakarta (mais j’aurais très bien pu prendre des photos équivalentes dans une autre ville !)
Dôme de la grande mosquée, qui peut accueillir près de 200 000 fidèles.Sous le dôme.La mosquée est aussi un lieu de détente.Cathédrale.Recueillement devant la vierge marie, à l’entrée de la cathédrale.