Archives pour la catégorie Java

Le ciel nous tombe sur la tête

Sur les flancs du volcan Gunung Lawu, Java.  Balade en moto, le ciel nous tombe sur la tête, mais un petit warung (sorte de bouiboui à l'indonésienne) est là pour nous abriter !
Sur les flancs du volcan Gunung Lawu, Java.
Balade en moto, le ciel nous tombe sur la tête, mais un petit warung (sorte de bouiboui à l’indonésienne) est là pour nous abriter !
Des enfants rentrent de l'école et passent devant nous sous ce déluge !
Des enfants rentrent de l’école et passent devant nous sous ce déluge !
Certaines viennent se faire secourir !
Certaines viennent se faire secourir !

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D'autres n'ont ni ponchos, ni k-ways
D’autres n’ont ni poncho, ni sauveur
Mais viennent s'abriter avec nous !
Mais viennent s’abriter avec nous !

Dans les entrailles de la Terre – Bromo

L’indonésie a pour particularité d’être pour grande partie constituée d’une chaîne de volcans (pour la plupart encore en activité) ayant émergé de l’océan Indien. Et parmi la multitude de cratères fumants, deux montagnes de feu particulièrement emblématiques se trouvent à Java Est : le Bromo et le Kawah Ijen. A l’occasion de vacances avec ma famille pour les fêtes de fin d’année, j’ai eu la chance de pouvoir aller observer leur activité en direct.

Bromo

Le Bromo se trouve lui-même dans une caldeira de 10km de diamètre intégralement recouverte de cendre, ayant été creusé par un ancien volcan qui s’est lui-même détruit lors de son explosion. On a véritablement l’impression de se balader dans un paysage lunaire. Aux côtés du Bromo, quelques autres volcans, dont notamment le Semeru, le point culminant de Java. Rien que ça.

Le Bromo est le volcan qui fume au premier plan, à gauche. Tout au fond dans la brume, le Semeru, point culminant de Java.
Le Bromo est le volcan qui fume au premier plan, à gauche. Tout au fond dans la brume, le Semeru, point culminant de Java.
On peut monter sur les rebords du cratères pour en voir les entrailles
On peut monter sur les rebords du cratères pour en voir les entrailles
Balade sur les bords du cratères. A droite, ça tombe à pic dans le cratère, à gauche la mer de cendre et les rebords de la caldeira au loin.
Balade sur les bords du cratères.
A droite, ça tombe à pic dans le cratère, à gauche la mer de cendre et les rebords de la caldeira au loin.
Au loin derrière la mer de cendre, les rebords de la caldeira
Au loin derrière la mer de cendre, les rebords de la caldeira
Vue sur la caldeira depuis le Bromo
Vue depuis le sommet du Bromo

Dans les entrailles de la Terre – Kawah Ijen

Le Kawah Ijen (littéralement cratère solitaire), est d’un autre genre que le Bromo. Au fond de son cratère ne se trouve pas un trou béant crachant une fumée ardente mais un lac et une mine de souffre, où on peut observer la nuit un phénomène rare à l’origine de flammes bleues.

Gravir le Kawah Ijen n’est pas une promenade de santé (mon père peut en témoigner), et atteindre le fond du cratère pour le lever du soleil se mérite. Départ au plus tard à 1h du matin pour 2h d’ascension abrupte dans la nuit puis près d’une heure de descente sur un chemin plus que cahoteux et dans les vapeurs de souffre jusqu’au fond même du cratère, et ce toujours à la lampe de poche.

Le Kawah Ijen est tristement célèbre pour ses porteurs de souffre, qui descendent chaque jour plusieurs fois au fond du cratère afin de ramener quelques 80kg du minerais sur leur dos, sans aucune condition de sécurité et ce pour un prix dérisoire. Ce souffre est utilisé partout dans le monde pour des cosmétiques, insecticides, etc. Les croiser tout au long du parcours transportant une charge de 80kg bien plus vite que la plupart des touristes essouflés portant seulement leur bouteille d’eau, voir certains touristes qui ne se décalent même pas pour les laisser passer malgré leur fardeau, et pourtant les voir nous sourire avec gentillesse restera sûrement le souvenir le plus marquant.

Détail choquant et représentatif : le parking pour les véhicules déposant les touristes se trouve 100m avant le dépôt de souffre des porteurs, forçant ces derniers à effectuer un chemin plus long que nous …

Au fond du cratères, 2 sur 5 à être arrivés jusqu'au bout ! Croyez-moi, les masques c'est pas pour rire
Au fond du cratère, 2 sur 5 à être arrivés jusqu’au bout !
Croyez-moi, les masques c’est pas pour rire. En plus de puer, le souffre ça brûle les yeux et les poumons !
Les fameuses flammes bleues
Les fameuses flammes bleues
Ces tuyaux font converger les vapeurs de souffre au fond du cratère afin que le souffre s'y solidifie et que les mineurs puissent venir le ramasser à coup de baramine.
Ces tuyaux font converger les vapeurs de souffre au fond du cratère afin que le souffre s’y solidifie et que les mineurs puissent venir le ramasser à coup de baramine.
Porteur de souffre remontant le cratère.
Porteur de souffre remontant le cratère.

On peut voir un bout du lac de souffre à droite
De retour en haut du cratère, on peut voir un bout du lac de souffre à droite
Paysage sur le chemin du retour, car à l'aller de nuit on ne voyait rien !
Paysage sur le chemin du retour, car à l’aller de nuit on ne voyait rien !

Surprenante Jakarta

Une de mes colocs m’a dit un jour une phrase qui, à première abord, décrit assez bien la capitale indonésienne : « I’ve seen so much beauty in this country, that maybe at some point I need to see uglyness too. »

Alors c’est vrai, Jakarta n’est pas une belle ville. Ce n’est pas là que vous trouverez des beaux monuments entretenus, des espaces verts reposants, une unité architecturale ou même encore une skyline (bien que les gratte-ciels illuminés ont un réel charme la nuit !). Jakarta n’est pas une ville pratique à vivre non plus : imaginez une ville de plus de 20 millions d’habitants, avec des transports en commun rares et imprévisibles, des trottoirs pratiquement inexistants et une circulation réputée dans toute l’Asie pour ses embouteillages monstres, et vous comprendrez vite pourquoi.

Mais Jakarta ne se limite pas à ça. C’est aussi et surtout une ville en constante transformation, une ville qui fourmille d’énergie, une ville qui détonne par ses contrastres (ou comment passer d’une cantine glauque faisant également office de karaoké au sous-sol d’un mall spécialisé dans les joints de lavabo et multiprises à un restaurant chic d’un quartier branché en quelques heures), ainsi qu’un théâtre où les nouveaux riches peuvent afficher leur fortune (les villas flambant neuves construites en réplique de temple grec sont légion !), malgré une pauvreté par endroit criante. Jakarta est au centre du boom économique indonésien, et la ville est la vitrine de cet envol soudain.

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En centre-ville.

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Traverser la rue est à chaque fois une aventure !
Traverser la rue est à chaque fois une aventure ! Petite parenthèse, il fait environ 25-30° au moment où cette photo est prise, et ces filles portent des pulls. Et ce n’est pas du tout un cas exceptionnel. Disons que les Indonésiens sont un peu frileux.
Vielle ville hollandaise.  Le seul endroit où je me suis sentie en insécurité en 4 mois en Indonésie.
Vielle ville hollandaise.
Le seul endroit où je me suis sentie en insécurité en 4 mois en Indonésie.
Oui, vous avez bien vu.  Les Indonésiens n'ont rien de fasciste, mais pour la majorité ignorent tellement l'histoire européenne qu'ils pensent que Hitler est un "héros".
Vu dans un stand de souvenirs de la vielle ville.
Les Indonésiens n’ont rien de fasciste, mais pour la majorité ignorent tellement l’histoire européenne qu’ils pensent que Hitler est un « héros ».
A l'entrée de Glodok, quartier chinois.
A l’entrée de Glodok, quartier chinois.
Dans un mall chic.  L’atmosphère est tellement chaude et polluée, et la circulation rend tout trajet à l'extérieur tellement fatiguant que la plupart des habitants sortent dans des malls.
Dans un mall chic.
L’atmosphère est tellement chaude et polluée, et la circulation rend tout trajet à l’extérieur tellement fatiguant que la plupart des habitants sortent dans des malls.
18h, la pire heure pour les embouteillages, mais le meilleur moment pour admirer les grattes ciels ! J'ai du bien vite rentrer ma tête dans la voiture après avoir pris cette photo pour que le policier ne réalise pas que nous étions 6 dans un taxi ...
18h, la pire heure pour les embouteillages, mais le meilleur moment pour admirer les grattes ciels !
J’ai du bien vite rentrer ma tête dans la voiture après avoir pris cette photo pour que le policier ne réalise pas que nous étions 6 dans un taxi …

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Logements universitaires à Depok, en banlieue.
Logements universitaires à Depok, en banlieue, où se trouve une des plus grandes universités du pays.
Ruelle paisible à Depok, banlieue.
Ruelle paisible à Depok.

Dans la peau d’un lycéen

A l’occasion d’un week-end, j’ai participé à un programme promouvant la rencontre entre les étudiants internationaux et les élèves d’un lycée dans un petit village au sud de Jogja.

Expérience en image.

Un uniforme différent pour chaque jour de la semaine. L'uniforme du vendredi n'est rien d'autre qu'un ... uniforme scout !
Un uniforme différent pour chaque jour de la semaine. L’uniforme du vendredi n’est rien d’autre qu’un … uniforme scout !
Toutes les filles musulmanes sont obligées de porter le voile au lycée pour montrer leur religion (à l'opposé exact de la France !). La fille sans voile est chrétienne.
Toutes les filles musulmanes sont obligées de porter le voile au lycée pour montrer leur religion (à l’opposé exact de la France !). La fille sans voile est chrétienne.

Les marques d'affection en public homme-homme ou femme-femme sont très courants, par contre un couple peut à peine se tenir la main dans le village (c'est différent dans les villes !) sans avoir à se marier ensuite.
Les marques d’affection en public homme-homme ou femme-femme sont très courants, par contre un couple peut à peine se tenir la main dans le village (c’est différent dans les villes !) sans avoir à se marier ensuite.
J'ignore si c'est parce que nous étions là ou si c'est tout le temps comme ça, mais les élèves rient (et parlent, se lèvent, ...) énormément en classe.
J’ignore si c’est parce que nous étions là ou si c’est tout le temps comme ça, mais les élèves rient (et parlent, se lèvent, …) énormément en classe.
Les Indonésiens sont timides quand il s'agit de parler en anglais, mais pas quand il s'agit de jouer de la guitare et chanter (une chanson d'amour, évidemment) devant toute la classe !
Les Indonésiens sont timides quand il s’agit de parler en anglais, mais pas quand il s’agit de jouer de la guitare et chanter (une chanson d’amour, évidemment) devant toute la classe !
Le tableau après notre passage. Les photos présidentielles au-dessus du tableau n'avaient pas eu le temps d'être changées depuis l'intronisation du nouveau président Jokowi il y a un peu moins de un mois.
Le tableau après notre passage. Les photos présidentielles au-dessus du tableau n’ont pas encore été changées depuis l’intronisation du nouveau président Jokowi il y a un peu moins de un mois.
Classe de danse traditionnelle javanaise.
Classe de danse traditionnelle javanaise.

Makan di warung-warung

Littéralement « manger dans les warungs » (et oui, en indonésien, pour marquer le pluriel il suffit de répéter 2 fois un mot)

Un warung, c’est un stand de nourriture, un petit restaurant de rue que l’on trouve partout et où l’on peut manger des plats basiques pour presque rien. Les Indonésiens y mange très souvent, car quand je dis presque « pour presque rien », il faut comprendre « pour moins cher que cuisiner soit même ».

Quand les warungs se trouvent au bord de la mer, ça devient un vrai régal dans la mesure où le choix de poisson ou de fruits de mer frais est absolument incroyable, et ne coûte pas beaucoup plus cher. En revanche, dès qu’on s’éloigne de la mer (et donc à Jogjakarta), oubliez le poisson : ici les poissons d’eau douces proposés par les warungs vivent la plupart du temps dans les fosses septiques !

Ces photos ont été prises dans 2 endroits différents : à côté d’une plage au sud de Java et une dans une île au nord de Java.

Comme il fait nuit à 18h toute l'année, le dîner se mange pratiquement toujours de nuit. Attention aux moustiques !
Comme il fait nuit à 18h toute l’année, le dîner se mange pratiquement toujours de nuit. Attention aux moustiques !

Il suffit de choisir le poisson qu'on veut manger, le warung s'occupe de le faire griller, et hop, c'est servi !
Il suffit de choisir le poisson qu’on veut manger, le warung s’occupe de le faire griller, et hop, c’est servi !
Boire une noix de coco est aussi courant que manger du poisson au bord de la mer. Les noix de coco sont ouvertes à la machette.
Boire une noix de coco est aussi courant que manger du poisson au bord de la mer. Les noix de coco sont ouvertes à la machette.

Ces crabes grillés sont l'équivalent de nos chips, de quoi grignoter en cas de petit creux !
Ces crabes grillés sont l’équivalent de nos chips, de quoi grignoter en cas de petit creux !

Les menus des warungs sont assez peu variés, et les prix à peu près toujours les mêmes. Ici, à la carte : poisson, crevette, calamar, et bien sûr les incontournables riz et nouilles frites !
Les menus des warungs sont assez peu variés, et les prix à peu près toujours les mêmes. Ici, à la carte : poisson, crevette, calamar, et bien sûr les incontournables riz et nouilles frites !

Villages du haut plateau de Dieng

Le haut plateau de Dieng (environ 2000m d’altitude), au nord de Jogjakarta, offre des paysages à couper le souffle (lever de soleil sur les volcans, lac de souffre, etc.), mais une recherche google image vous en offrira sûrement des meilleurs panoramas que mes photos.

Je vous propose à la place des photos de villages de cette région, dans un cadre de champs de patates douces en terrasse (et non, ce n’est pas des rizières !) plutôt sympa.

 

Enfants dans la cour d'une école. Remarquez que leur chemise marron est en réalité un uniforme scout, l'uniforme scolaire du samedi ici !
Enfants dans la cour d’une école. Remarquez que leur chemise marron est en réalité un uniforme scout, l’uniforme scolaire du samedi ici !

Les groupes de musique improvisés sont très courants en Indonésie !
Les groupes de musique improvisés sont très courants en Indonésie !
Stands de nourriture et de souvenirs. Remarquez au centre l'indication "Toilet-Musshola" (toilettes-mosquée, où plutôt salle de prière), sûrement l'inscription la plus courante en Indonésie !
Stands de nourriture et de souvenirs. Remarquez au centre l’indication « Toilet-Musshola » (toilettes-mosquée, où plutôt salle de prière), sûrement l’inscription la plus courante en Indonésie !

Face à la mer

Pour avoir une idée du littoral sud de l’île de Java (c’est à dire des plages les plus proches de chez moi), oubliez tous vos clichés de plages de sables blanc et d’île paradisiaque. Imaginez plutôt une mer agitée et visiblement dangereuse, des falaises, des plages remplies d’algues et de rochers. En effet du fait de l’activité volcanique ayant creusé le sol sous-marins, les courants sont extrêmement dangereux et interdisent la baignade sur la plupart des plages. Et quand bien même un bassin rocheux ou une baie protège les baigneurs, oubliez les bikinis : ici, pudeur islamique oblige, on se baigne habillé !

Les paysages n’en sont pas moins magnifiques, et les Indonésiens (dont nombreux sont ceux qui ne savent pas nager) savent en profiter à leur façon.

Seul, en famille ou entre amis, admirer la puissance des vagues est une activité absolument fascinante.
Seul, en famille ou entre amis, admirer la puissance des vagues est une activité absolument fascinante.

Des bassins rocheux permettent aux enfants de découvrir les plaisirs de l'eau en toute sécurité.
Des bassins rocheux permettent aux enfants de découvrir les plaisirs de l’eau en toute sécurité.